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Gabor Szilasi
L'éloquence du quotidien
David Harris, le 7 novembre 2011
Linda Dornan à son appartement, Montréal, décembre 1979_Gabor Szilasi, 2009
Linda Dornan à son appartement, Montréal, décembre 1979_Gabor Szilasi, 2009
 
Principalement autodidacte, Gabor Szilasi s’initie à la photographie en Hongrie, en 1952, lorsqu’il achète son premier appareil, un modèle Zorkij. En 1956, il documente la révolution hongroise à Budapest et, peu de temps après, fuit le pays pour finalement immigrer au Canada en 1957. À compter de 1959 et jusqu’en 1971, il travaille comme photographe pour l’Office du film du Québec actuel, couvrant un vaste éventail de sujets, y compris l’Expo 67. Durant toutes ces années, il acquiert une grande expérience technique et pratique et ses affectations nombreuses et variées l’amènent à voyager partout au Québec. Le photographe Sam Tata l’initie à l’oeuvre du photographe français Henri Cartier-Bresson et l’encourage à délaisser la photographie artistique pour se consacrer au documentaire social. En 1966, en suivant un cours à l’Institut Thomas More, l’artiste découvre la tradition documentaire américaine incarnée par Paul Strand et Walker Evans. En parallèle avec sa carrière en photographie, M. Szilasi est un professeur dévoué : il enseigne au Cégep du Vieux Montréal de 1971 à 1980 et à l’Université Concordia de 1980 à 1995.

Motocyclistes au lac Balaton, 1954_Gabor Szilasi, 2009
Motocyclistes au lac Balaton, 1954_Gabor Szilasi, 2009
 
Gabor Szilasi s’essaie aux portraits dans les années 1950, en commençant par photographier des parents et des amis. Depuis, cette forme d’art imprègne toute sa production photographique. À Montréal, des années 1960 à aujourd’hui, il continue à faire des portraits d’artistes, de parents et d’amis. De 1977 à 1979, il adopte une nouvelle approche dans sa série Portraits/Intérieurs, une suite de diptyques alliant un sujet photographié en noir et blanc et une photo en couleur de la pièce où il se trouve. En 1992, il aborde le portrait sous un autre angle, en utilisant une chambre photographique avec laquelle il se rapproche considérablement de ses sujets de manière à saisir leurs traits d’extrêmement près. En 2003, il entreprend le premier de deux projets au centre d’art-thérapie Les Impatients, qui accueille des personnes aux prises avec une déficience psychique. L’artiste et les patients y explorent tour à tour le rôle du sujet et celui du photographe pour créer des portraits et des autoportraits.

Luc Simard, Édouard Guay et Joseph Lajoie devant un stock car, Saint-Urbain, Charlevoix, sept-oct. 1970_Gabor Szilasi, 2009
Luc Simard, Édouard Guay et Joseph Lajoie devant un stock car, Saint-Urbain, Charlevoix, sept-oct. 1970_Gabor Szilasi, 2009
 
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