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Pierre Soulages
Peintre du noir et de la lumière
Hans-Ulrich Obrist + Cédric Moullier, le 8 avril 2013
Pierre Soulages/Soulages_Pochoir, 1956
Pierre Soulages/Soulages_Pochoir, 1956
 
Pierre Soulages + Repères chronologiques

1919-1940_Pierre Soulages naît le 24 décembre 1919 à Rodez (Aveyron). À partir de 1934, il peint régulièrement.
Après avoir obtenu son baccalauréat, il quitte Rodez et s’installe à Paris en septembre 1938. Il s’inscrit à l’atelier de René Jaudon. Il visite le Musée du Louvre, l’Orangerie, le Petit Palais et les expositions « Picasso » et « Cézanne ». Bien qu’admis à l’École Nationale des beaux-arts (Paris), il regagne Rodez. Mobilisé en juin 1940, il est envoyé à Bordeaux puis à Nyons (Drôme) après l’armistice.

1941-1945_Démobilisé début 1941, il s’inscrit à l’École des beaux-arts de Montpellier où il rencontre Colette
Llaurens, qu’il épouse en octobre 1942. Ensemble, ils visitent le Musée Fabre. Réfractaire au STO, il se procure des faux papiers et devient régisseur dans un vignoble près de Montpellier où il rencontre l’écrivain Joseph Delteil, son voisin, auquel il montre ses peintures. À nouveau mobilisé en juin 1944, il est démobilisé fin 1944.

1946-1953_Le couple s’installe à Courbevoie en 1946. En 1947, Soulages expose au Salon des Surindépendants
et se lie d’amitié avec Hans Hartung et Francis Picabia. Il emménage à Paris rue Schoelcher. En 1949, première exposition personnelle à la Galerie Lydia Conti. Parallèlement, il conçoit les décors d’Héloïse et Abélard pour Roger Vailland. À partir de 1950, il systématise les titres de ses oeuvres : « Peinture, dimensions, date ». En 1951, il réalise ses premières eaux-fortes à l’atelier de Roger Lacourière. En 1952, il présente quatre toiles à la biennale de Venise et crée des décors pour La Puissance et la Gloire de Graham Greene (jamais présentés en raison


Pierre Soulages/Pierre Soulages_Adgp, Paris 2009.
Pierre Soulages/Pierre Soulages_Adgp, Paris 2009.
 
1954-1966_Le marchand Samuel Kootz, qui organise avec succès sa première exposition personnelle à New York
en 1954, devient son représentant américain (il lui consacre huit expositions jusqu’en 1966). En 1955, Soulages participe à la première Documenta à Kassel (Allemagne) et expose à la Gimpel Fils Gallery (Londres). En 1956, s’ouvre une exposition personnelle à la Galerie de France (qui sera suivie de plusieurs autres) et, en 1957, il installe son atelier rue Galande. La même année, il se rend à New York et rencontre de nombreux artistes américains (notamment Mark Rothko, Willem de Kooning, Robert Motherwell et Franz Kline). Il reçoit le prix de la biennale de Tokyo en 1957. Les rétrospectives se multiplient : à Hanovre en 1960 (itinérance en Allemagne, aux Pays-Bas et en Suisse), à Copenhague en 1963 et à Houston en 1966.

1967-1978_En 1967, le Musée national d’art moderne (Mnam) est le premier musée français à organiser une exposition « Soulages ». En 1968, le peintre se rend à New York, puis à Washington pour ses expositions. Il écrit
un texte théorique important pour la rétrospective Matisse, en 1970, à Copenhague. En 1974, il s’installe dans un nouvel atelier dans le quartier Maubert (Paris 5e). Fin 1974, une grande exposition lui est consacrée à Dakar (itinérance à Lisbonne, Madrid, Montpellier, puis en Amérique latine). À partir de cuivres de gravures il réalise trois bronzes (1975-1977) qui sont exposés en 1977 à la Galerie de France.

1979-1993_Début d’« une peinture autre » qu’il appellera « outrenoir ». Au Centre Pompidou / Musée national d’art moderne, Pierre Soulages reprend le principe d’accrochage des toiles dans l’espace (inauguré à Houston
en 1966), lors de l’exposition de ses peintures récentes en 1979. L’État danois commande une grande peinture (exposée en 1982) pour le Musikhuset d’Aarhus ; un polyptyque monumental est inauguré au Centre régional des télécommunications de Dijon en 1983. En 1984, Soulages retourne au Japon à l’occasion de la rétrospective qui lui est consacrée. En 1987, il reçoit la commande publique des vitraux pour l’abbatiale Sainte-Foy de Conques.

1994-2009_En 1994, après l’inauguration des vitraux de Conques, une exposition des maquettes est organisée à Münster. Le Musée d’art moderne de la Ville de Paris présente en 1996 une rétrospective (itinérance à Montréal et à São Paulo). En 2001, Pierre Soulages est le premier peintre vivant auquel le musée de l’Ermitage à Saint-Pétersbourg consacre une exposition (itinérance à Moscou). En 2005, Pierre et Colette Soulages font une donation à l’intention du futur Musée Soulages à Rodez, et une autre au Musée Fabre à Montpellier. En 2007, sont inaugurées les salles permanentes consacrées à Soulages au Musée Fabre.

www.pierre-soulages.com

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