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Cai Guo-Qiang : Je veux croire
Cai Guo-Qiang
Je veux croire
F.G.R., le 27 juillet 2009
Cai Guo-Qiang : Je veux croire, est la première exposition individuelle que le Musée Guggenheim Bilbao consacre à un artiste né en Chine.

Cai Guo-Qiang/Red flag
Cai Guo-Qiang/Red flag
 
Né à Quanzhou, dans la province méridionale du Fujian, en 1957, Cai Guo-Qiang a grandi dans la Chine de Mao. Son énorme désir de connaître, non seulement l’art et la réalité politique du pays où il s’est formé, mais aussi les formes d’expression de l’art occidental, le pousse, dès 1986, à sortir de son pays natal pour aller vivre au Japon et aux États-Unis.

Cai est un artiste global dont les créations sont le creuset d’une multitude de références, influences et réflexions. Chez lui, les traditions et les croyances de l’antique Chine s'entremêlent avec les paradoxes d’envergure mondiale de l’univers contemporain et ses propres penchants personnels pour l’imaginaire extraterrestre ou la technologie.

Rien d’étonnant dès alors que la poudre à canon, qu’il emploie aussi bien dans de délicates créations sur papier qu’à l’occasion de spectaculaires projets sollicitant la collaboration du public, constitue son principal outil artistique. D’une certaine façon, ce médium, au croisement de l’art et de la science, de l’Orient et de l’Occident, lui permet de bâtir une oeuvre d’une énorme complexité intellectuelle qui combine le grand spectacle public et la dimension politique et sociale.

L’exposition Cai Guo-Qiang : Je veux croire est une rétrospective qui explore le vocabulaire visuel et conceptuel de l’artiste à travers quatre médiums : les dessins réalisés à la poudre à canon, les projets d’explosion, les installations et les projets sociaux. Plus de 40 oeuvres, allant des années quatre-vingt à nos jours, ont pu être prêtées par d’importantes collections publiques et privées d'Amérique, d’Europe et d’Asie.


Cai Guo-Qiang/Fetus movement pet
Cai Guo-Qiang/Fetus movement pet
 
L’accent est notamment mis sur son influence comme producteur culturel de spectacles socialement provocateurs pour grandes audiences, parmi lesquels se compte son récent travail en tant que pilier de l’équipe chargée d’organiser les cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux Olympiques de Beijing 2008. Détruire pour pouvoir créer, tel est le point de départ de cet artiste dérangeant et provocateur que nous avons maintenant la chance de pouvoir connaître à fond au Musée Guggenheim Bilbao.

Par le biais de plus 50 pièces (prélevées dans de prestigieuses collections publiques et privées américaines, asiatiques et européennes), cette rétrospective qui va des années 1980 à nos jours analyse la remarquable contribution formelle et conceptuelle de Cai Guo-Qiang à l’art contemporain international tout en soulignant son influence comme producteur d’art pour des audiences massives et dynamiseur social. Pour Thomas Krens, “Cai Guo-Qiang a miné les paramètres de la création artistique de notre temps. Il jongle librement avec les mythologies ancestrales, l’histoire militaire, la cosmologie taoïste, les tactiques révolutionnaires maoïstes, la philosophie bouddhiste, la technologie pyrotechnique, la médecine chinoise et les conflits mondiaux contemporains ”.

En outre, grâce à la spectaculaire installation Inopportun : première étape (2004), l’Atrium du musée est particulièrement mis à profit. La pièce est composée de huit voitures, dont jaillissent des gerbes de lumière, qui évoluent selon une orbite circulaire commençant par une voiture intacte posée sur le sol suivie d’une séquence dynamique qui simule la trajectoire cinétique de l’explosion d’une voiture. L’oeuvre, visible de l’extérieur du musée, engage ainsi un dialogue direct avec les alentours du bâtiment et l’architecture de Frank Gehry.


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