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Graffiti
Né dans la rue
Linda Chenit, le 29 juin 2009
Enjaulado, 2008 Independencia, Santiago, Chilie Enjaulado, 2008 Independencia, Santiago, Chilie Enjaulado, 2008 Independencia, Santiago, Chilie Enjaulado, 2008_Independencia, Santiago, Chile_Basco-Vazko
Enjaulado, 2008 Independencia, Santiago, Chilie Enjaulado, 2008 Independencia, Santiago, Chilie Enjaulado, 2008 Independencia, Santiago, Chilie Enjaulado, 2008_Independencia, Santiago, Chile_Basco-Vazko
 
La deuxième partie de l’exposition témoigne de la vitalité actuelle du mouvement à travers des oeuvres créées spécialement pour l’événement par une sélection d’artistes venus du monde entier : Basco Vazko (Santiago du Chili), Cripta (São Paulo), JonOne (Paris), Olivier Kosta-Théfaine (Paris), Barry McGee (San Francisco), Nug (Stockholm), Evan Roth (Américain vivant à Honk-Kong), Boris Tellegen / Delta (Amsterdam), Vitché (São Paulo) et Gérard Zlotykamien (Paris).


Barry McGee
Barry McGee
 
Origines

C’est à la fin des années 1960 et au début de la décennie suivante que d’audacieux jeunes gens de Manhattan, du Bronx et de Brooklyn s’emparent de cette tradition d’expression libre sur les murs de la ville et modifient radicalement le graffiti urbain. Influencés par les panneaux publicitaires et la bande dessinée, ils créent une nouvelle forme d’expression en dessinant dans un style élaboré leur nom ou leurs initiales sur les murs, les bus et les trains. Pour désigner le graffiti, les pionniers du mouvement emploient le terme de writing (écriture) et se qualifient eux-mêmes de writers. À New York, le mouvement a commencé avec le tag, à savoir la signature du writer constituée de son pseudonyme, souvent accompagné du numéro de sa rue : Taki 183, Stay High 149, Barbara 62. Pour se distinguer les uns des autres, les writers élaborent des styles calligraphiques originaux, auxquels s’ajoutent motifs, étoiles et autres ornements qui visent à mettre en valeur les signatures.


Allemagne_Vitche
Allemagne_Vitche
 
Action Writing

Pour que leurs noms sortent du territoire limité d’un quartier et gagnent la ville entière, les writers choisissent le métro comme support privilégié. Peu à peu, la taille des graffiti augmente jusqu’à ce qu’ils recouvrent entièrement les rames. Puisant dans la culture populaire, les graffeurs introduisent au fur et à mesure des personnages de bande dessinée et des lettrages plus complexes afin de renforcer l’impact visuel de leurs créations. Tandis qu’ils élaborent dans leurs carnets de croquis les oeuvres qu’ils vont réaliser sur les trains, les graffeurs ont tous à l’esprit la recherche de la singularité du trait, de la forme et du motif.

Contraints par des conditions de réalisation difficiles, ils développent une grande maîtrise technique et une véritable beauté du geste. Présentés dans l’exposition, les photographies de Jon Naar, Henry Chalfant et Martha Cooper, ainsi que les films fondateurs Style Wars et Stations of the Elevated, sont aujourd’hui les rares témoignages de cette forme d’expression éphémère. Dès la fin des années 1970, ces creations vives et enflammées captent l’attention des artistes plasticiens, des galeries et des médias. Certaines galeries new-yorkaises commencent a exposer les travaux des graffeurs, les invitant ainsi à créer sur toile. Aujourd’hui célèbres, les artistes Jean-Michel Basquiat et Keith Haring inscrivent également à cette époque leur travail dans la rue et sur les murs du métro, dans une même énergie du geste.


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