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Le Siècle du Jazz
I Love Jazz!
Nathalie Mercier + Magalie Vernet + Dorelia Baird-Smith, le 13 avril 2009
Winold Reiss_Interpretation of Harlem Jazz, 1925
Winold Reiss_Interpretation of Harlem Jazz, 1925
 
LA REVOLUTION FREE 1960-1980

En 1960 Ornette Coleman enregistre Free Jazz. Avec son titre à double sens - Libérez le jazz ! / Jazz libre - ce disque, dont la couverture s’ouvre sur une reproduction de White Light de Jackson Pollock, marque une nouvelle redistribution des cartes : après la période moderne, s’ouvre celle de l’avantgarde libertaire. À cette révolution Free, contemporaine des mouvements de libération des noirs - Black Power, Black Muslims, Black Panthers, etc… - répondent du côté des arts plastiques les travaux d’artistes en pleine maturité, comme Romare Bearden, ou de nouveaux venus comme l’étoile trop vite éteinte de Bob Thompson ou encore, en Europe, comme l’anglais Alan Davie. Parmi les multiples effets de ce bouleversement, on n’oubliera pas les Carnets de note pour une Orestie africaine, le surprenant brouillon de film dans lequel Pier Paolo Pasolini invita les improvisations libres de Gato Barbieri à rencontrer Eschyle et l’Afrique.


FG Cooper_Life, 1 July 1926
FG Cooper_Life, 1 July 1926
 
CONTEMPORAINS 1960-2002

Même si elle n’est pas toujours évidente, la présence du jazz sur la scène des arts, non plus modernes mais désormais contemporains, est fort loin d’être négligeable. En témoignent les oeuvres imprégnées de Black Music dues à Jean-Michel Basquiat ou celles de son aîné Robert Colescott. À leur manière, bien différente, les vidéos signées par Adrian Piper, Christian Marclay, Lorna Simpson ou Anri Sala confirment également cette présence de même que l’admirable photographie que le prologue d’Invisible Man, le grand roman de Ralph Ellison, a inspiré à l’artiste canadien Jeff Wall. Enfin, le petit train bleu de David Hammons toujours en mouvement dans le paysage de collines de charbon et de couvercles de piano à queue conçue par le mythique artiste africain américain offre à l’exposition toute entière sa conclusion : si le XXe siècle, ce siècle du jazz, est bel et bien terminé, le train de la musique qui l’aura accompagné est, lui, toujours en mouvement.


George Grosz_Matrose im Nachtlokal, 1925
George Grosz_Matrose im Nachtlokal, 1925
 
Daniel Soutif Bio_Express

Agrégé de philosophie, critique d’art et commissaire d’expositions, Daniel Soutif a abordé une grande diversité de sujets au cours des différentes activités qu’il a exercées, notamment en tant que rédacteur en chef des Cahiers du musée national d’art moderne (de 1990 à 1994), directeur du développement culturel au Centre Pompidou (de 1993 à 2001), ou à la tête du Centro per l’arte contemporanea Luigi Pecci de Prato (Italie). Avec cette exposition, il associe sa passion du jazz, qui le conduisit à écrire pour Libération et pour Jazz Magazine et son activité de critique d’art. La scénographie de l’exposition à été confiée à Réza Azard (Agence Projectiles) qui a déjà assuré celle de l’exposition « Planète Métisse, To mix or not to mix ? » présentée au musée du quai Branly jusqu’en juillet 2009.

www.quaibranly.fr

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