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Le Siècle du Jazz
I Love Jazz!
Nathalie Mercier + Magalie Vernet + Dorelia Baird-Smith, le 13 avril 2009
James Rosenquist - Big Bo, 1966_MAMAC, Nizza_Vaga_Muriel Anssens
James Rosenquist - Big Bo, 1966_MAMAC, Nizza_Vaga_Muriel Anssens
 
TEMPO DE GUERRRE 1939-1945

La seconde guerre mondiale marque dramatiquement la culture mondiale. Tandis que, grâce aux VDiscs produits par l’armée américaine, la musique accompagne les soldats sur les champs de bataille, le cataclysme ne ralentit pas les répercussions du jazz dans les autres champs artistiques. Piet Mondrian, à peine émigré à New York, découvre alors le Boogie Woogie qui déterminera de manière essentielle ses ultimes chefs-d’oeuvre. Sur le front de la danse, William H. Johnson, salue le Jitterbug, le pas le plus à la mode. Simultanément, à Paris, les Zazous, probablement ainsi baptisés à cause d’un morceau de Cab Calloway, se font remarquer par leur accoutrement extravagant - Zoot Suit ! - qui manifeste ironiquement leur opposition, certes peu risquée, aux envahisseurs. Paradoxalement, le jazz connaît alors en France une grande popularité qui explique peut-être l’intérêt que lui porte Jean Dubuffet ou Henri Matisse qui, ciseaux à la main, découpe les papiers colorés dont il compose son célèbre Jazz.


IgnotoI_like jazz! Columbia LP JZ
IgnotoI_like jazz! Columbia LP JZ
 
BEBOP 1945-1960

Avec le Bebop qui surgit à la fin de la guerre, le jazz, à son tour, devient moderne, tandis que, du côté de la peinture, l’expressionnisme abstrait s’apprête à lancer ses premières couleurs. Certains de ses protagonistes, en particulier Jackson Pollock, rencontrent une très directe inspiration dans la musique de jazz qu’ils ne cessent d’écouter. En Europe, Renato Guttuso, Antoni Tapiès ou Nicolas de Staël, eux aussi, trouvent dans le jazz matière à peindre. Avec le microsillon surgit un nouveau champ artistique, celui offert par la couverture de disque. De David Stone Martin à Andy Warhol, de Josef Albers à Marvin Israel, de Burt Goldblatt à Reid Miles, des dizaines de graphistes, célébrités et anonymes, se consacrent à l’exercice de la séduction des mélomanes dans un format rigoureusement délimité : 30 x 30 cm. Le cinéma enfin n’échappe pas à la contamination par le jazz moderne. En témoigne, parmi les dizaines de films qui font appel à lui, Ascenseur pour l’échafaud de Louis Malle ou La Notte de Michelangelo Antonioni.


Alex Steinweiss_PM magazine, June-July 1941
Alex Steinweiss_PM magazine, June-July 1941
 
WEST COAST JAZZ 1949-1960

La vulgate de l’histoire du jazz veut que le Bebop ait été noir et newyorkais tandis que le style typique de la côte ouest, à portée de main des studios de Hollywood, aurait été blanc et si frais — cool — et raffiné que certains n’ont pas manqué de le considérer comme doucereux. En réalité, malgré une météorologie plus heureuse et une grande subtilité, le jazz de la West Coast fut loin de manquer de personnalité et d’énergie. Néanmoins le graphisme typique des labels discographiques reflète clairement le contraste des deux côtes américaines. Forts lettrages géométriques et portraits en gros plan de musiciens noirs à l’est, plages ensoleillées et jolies blondes virevoltant à deux pas de la mer à l’ouest... Ces images de vacances ne doivent pas cependant faire oublier que la Californie d’alors fut aussi l’un des lieux privilégiés de la rencontre entre le jazz et la poésie chère à la célèbre Beat Generation.


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