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Le Siècle du Jazz
I Love Jazz!
Nathalie Mercier + Magalie Vernet + Dorelia Baird-Smith, le 13 avril 2009
portrait de Billie Holiday en 1949 par Carl Van Vechten.
portrait de Billie Holiday en 1949 par Carl Van Vechten.
 
L’exposition est articulée en dix sections chronologiques reliées entre elles par une vitrine (timeline) qui traverse l’exposition telle une grande fresque chronologique sur laquelle sont réunis près de 1000 oeuvres - objets et documents, partitions illustrées, affiches, disques et pochettes, photographies, audiovisuels, etc. - chargés d’évoquer de façon directe les principaux événements de l’histoire du jazz. Cette fresque structurée par années constitue le fil rouge de l’exposition que suivent des sections, elles-mêmes divisées en salles thématiques ou monographiques :

AVANT 1917

Dater précisément la naissance du jazz est évidemment impossible. L’année 1917 est cependant considérée comme cruciale à cause de la conjonction de deux événements décisifs. En février, l’Original Dixieland Jazz Band, un orchestre composé de musiciens blancs, enregistrait le premier disque dont l’étiquette porte le mot Jazz (ou plus exactement Jass). En novembre, l’armée américaine faisait fermer Storyville, le quartier réservé de la Nouvelle Orléans, dont les célèbres maisons closes avaient employé nombre de musiciens qui, pour la plupart, décidèrent d’émigrer vers le nord des États-Unis, et en particulier vers Chicago et New York. On aura garde cependant de négliger les multiples signes antérieurs - minstrels, gospel, coon songs, cake-walk, ragtime... - annonçant le phénomène musical qui s’apprêtait à bouleverser le siècle et inspira, bien avant cette date, de très nombreux artistes.


Bernard Buffet_Ella Fitzgerald Sings the George and Ira Gershwin Song Book. Nelson Riddle_Volume One to Five, 1959_Verve MG V-4024-4028.
Bernard Buffet_Ella Fitzgerald Sings the George and Ira Gershwin Song Book. Nelson Riddle_Volume One to Five, 1959_Verve MG V-4024-4028.
 
« JAZZ AGE » EN AMERIQUE 1917-1930

La première guerre mondiale fut suivie aux États-Unis par un fantastique engouement pour la musique de jazz saluée en 1922 par les Tales of the Jazz Age de Francis Scott Fitzgerald. Cette mode fut telle que l’expression lancée par l’écrivain n’a plus cessé par la suite d’être reprise pour designer cette époque toute entière, voire une génération - les “enfants du jazz” -, et non plus seulement la musique qui en fut la bande sonore. De cette âge du jazz, outre les merveilleuses illustrations qui ornaient les partitions des succès de la chanson, témoignent diverses photographies de Man Ray (en particulier celle intitulée Jazz de 1919) et de nombreuses autres oeuvres d’artistes américains comme Arthur Dove et James Blanding Sloan ou résidant aux États-Unis comme Miguel Covarrubias et Jan Matulka.

HARLEM RENAISSANCE 1917-1930

Tandis que l’Amérique blanche vivait son Age du Jazz, l’Amérique africaine-américaine accéda pour la première fois de son histoire à une authentique reconnaissance culturelle avec le mouvement baptize par la suite Harlem Renaissance. Si le jazz d’un Louis Armstrong ou d’un Duke Ellington constitua certainement l’un des volets majeurs de cette effervescence créative, la musique fut néanmoins loin d’en être la seule dimension. Sous la houlette de figures de premier plan comme l’écrivain Langston Hughes ou le peintre Aaron Douglas, nombre d’artistes produisirent alors une floraison de chefs-d’oeuvre tant littéraires que visuelles qui trouvèrent dans la musique bien plus qu’un sujet de prédilection. On aura garde de ne pas oublier le rôle considérable joué, dans ce mouvement pourtant essentiellement noir, par des artistes blancs comme Winold Reiss ou Carl van Vechten.

Kees van Dongen_
Kees van Dongen_"Josephine Baker au Bal Nègre", 1925
 
LES ANNEES SWING 1930-1939

À l’âge du jazz fait suite la mode du Swing et des grands orchestras noirs, avec Duke Ellington et Count Basie, ou blancs, comme ceux dirigés par Bennie Goodman, Tommy Dorsey ou Glenn Miller qui firent danser les foules sur le volcan des années trente. Avec l’avènement du cinéma sonore, de nombreuses comédies musicales témoignent de cette nouvelle mode et de sa séduisante pulsation syncopée qui inspira également de nombreux artistes. Aux États-Unis, le moderniste Stuart Davis et le régionaliste Thomas Hart Benton partagent, quoique antagonistes, le même intérêt pour la musique. Tandis qu’en Europe un Frantisek Kupka dédie plusieurs tableaux à ce jazz que les spécialistes comme Charles Delaunay qualifie ”Hot” pour le distinguer de ses dérivés sirupeux. À la fin de cette décennie survient un événement que le futur révélera déterminant : Alex Steinweiss, un jeune graphiste encore inconnu,conçoit pour Columbia la première couverture de disque.


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