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Sophie Ristelhueber
Disparités temporelles
J.D.P.M, le 9 mars 2009
Sophie Ristelhueber/Sophie Ristelhueber_WB # 7, 2005
Sophie Ristelhueber/Sophie Ristelhueber_WB # 7, 2005
 
Parcours photographique

Beyrouth, Photographies, 1984
Des structures vides, des façades entamées par les combats, aucune figure humaine : loin du pathos et du grand spectacle, cette série en noir et blanc dresse un constat et, en reliant les ruines de guerre et les ruines antiques, la ville détruite devient intemporelle. Le livre conçu par l’artiste qui paraît en 1984, avec un passage du De Rerum Natura de Lucrèce, est publié par Hazan, à Paris, et Thames & Hudson, à Londres. Il soulève de fortes réactions. Il en sera ainsi avec plusieurs de ses séries emblématiques où le "d’après nature" n’est jamais évacué mais pensé par l’image.

Vulaines, 1989
Sont ici présentés trois des sept diptyques qui associent une photographie en couleur prise, en 1989, à hauteur d’enfant, de la maison de famille de l’artiste, à un détail agrandi d’un cliché noir et blanc extrait de ses albums de famille. Les disparités temporelles, spatiales, techniques et formelles de ces images représentent et manifestent à la fois le jeu qui s’institue entre le passage du temps et les constructions de la mémoire.

Fait, 1992
Au moment de la guerre du Golfe, en 1991, une photo aérienne du désert du Koweït parue dans Time Magazine intrigue Sophie Ristelhueber et la décide à travailler, en brouillant toute notion d’échelle, entre visions macro- et microscopiques. Cette même année, elle passera le mois d’octobre à sillonner le désert à pied ou en avion, puis plusieurs mois à sélectionner soixante et onze vues pour réaliser un livre au format de poche et une exposition de tirages grand format. Ces traces éphémères des conflits sur la surface du désert évoquent aussi bien des scarifications sur un corps, que l’abstraction de l‘Élevage de poussière de Man Ray et Marcel Duchamp, image fondatrice pour Sophie Ristelhueber.


Sophie Ristelhueber/Sophie Ristelhueber,
Sophie Ristelhueber/Sophie Ristelhueber, "Beyrouth, Photographies
 
Every One, # 8 et # 14 1994
En juillet 1991, Sophie Ristelhueber se rend avec l’écrivain Jean Rolin en Yougoslavie& ; elle ne rapporte pas d’images du conflit serbo-croate, mais deux ans plus tard, après une longue réflexion, elle entreprend dans un hôpital parisien "Every One", qui fera aussi l’objet d’un livre. Avec ses quatorze photographies de corps marqués d’une suture récente, tirées en très grand format et sans rapport apparent avec la guerre, cette série en constitue une allégorie.

L’air est à tout le monde I, 1997
Une ritournelle d’enfance, devenue un montage de petits cadres avec les lettres qui composent la phrase titre. Sous le même intitulé existent trois autres installations [2000-2002], comprenant chaque fois une image grand format installée à un angle de l’espace de l’exposition et accompagnée de l’enregistrement sonore fait au moment de sa prise de vue.

1999, 1999
Dans cette pièce sonore (durée : 1’12”) conceptuelle pleine d’humour, l’artiste a demandé à un commissaire-priseur de l’État de New York de "psalmodier", comme à son habitude, la mise aux enchères de l’année 1999.


Sophie Ristelhueber/Sophie Ristelhueber Every One # 46, 1992
Sophie Ristelhueber/Sophie Ristelhueber Every One # 46, 1992
 
La Liste, 2000
Au printemps 2000, invitée par l’Hôtel des Arts de Toulon à travailler sur le département du Var, Sophie Ristelhueber a réalisé vingt-deux photographies en couleur de grand format et les a collées sur les murs du lieu, afin de jouer sur la relation intérieur/extérieur. Elle a demandé par ailleurs à l’acteur Michel Piccoli de lire les noms des localités du département (plus de 2000), comme si cette litanie réaffirmait l’identité de la région. Ici, en écoutant ces noms, on peut voir, en grand format, l’une des photographies de La Liste collée autour de la grande baie vitrée qui ouvre sur la perspective des Tuileries jusqu’au pavillon de Marsan.

Irak, 2001
En janvier 2000, lors d’un voyage en Irak, berceau de la civilisation mésopotamienne, Sophie Ristelhueber découvre une immense palmeraie fracassée et calcinée. Elle décide de ne retenir de ce voyage que cette vision, et la traduit avec ce triptyque.

WB, 2005

Pour rendre compte à nouveau de l’usage violent qui est fait de la terre, Sophie Ristelhueber décide durant l’hiver 2003-2004 de relever les différentes formes et matériaux utilisés pour couper et barrer les routes et les chemins de Cisjordanie, plus communément appelée West Bank, dont les initiales forment le titre de l’œuvre. Sont montrées ici une vingtaine d’images sur les cinquante-quatre qui composent la série.


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