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William Eggleston : Un Américain à Paris…
William Eggleston
Un Américain à Paris…
Linda Chenit, le 2 février 2009
En réponse à une invitation de la Fondation Cartier, le photographe américain William Eggleston mène depuis trois ans un vaste travail photographique sur la ville de Paris. Prises au fil des saisons par celui qui est considéré comme l’un des pères de la photographie couleur, ces nouvelles images dévoilent le pittoresque et le cosmopolite, le sublime et le trivial, le quotidien et l’extraordinaire. Cette exposition est aussi une occasion unique de découvrir, en regard des photographies, une récente série de peintures – un aspect peu connu du travail de l’artiste dévoilé ici pour la première fois au public. La série de photographies Paris constitue la troisième commande que William Eggleston réalise pour la Fondation Cartier, après Déserts (2000) et Kyoto (2001), reflétant ainsi l’engagement durable de la Fondation envers les artistes qu’elle accompagne.

William Eggleston_Série de Paris
William Eggleston_Série de Paris
 
La série Paris

Si William Eggleston a régulièrement photographié dans le monde entier, son travail est surtout associé au Sud des États-Unis, où il a toujours vécu. La commande de la Fondation Cartier a donné lieu à une rencontre inattendue entre ce photographe, qui se singularise le plus souvent par son goût pour le local et l’intime, et une ville qui bénéficie d’une représentation très forte dans l’imaginaire collectif. Au cours de ses différents séjours, William Eggleston a exploré Paris pour en saisir les multiples couleurs. Il a ainsi renouvelé la tradition des promenades photographiques dans Paris, s’inscrivant dans le sillage d’Eugène Atget ou Henri Cartier- Bresson. Ses images font écho aux oeuvres de ses glorieux prédécesseurs, tout en portant la marque originale de son style. Comme la plupart de ses travaux, cette série témoigne de l’audacieuse adresse d’Eggleston, qui se distingue de façon remarquable dans son approche de Paris en tant que sujet photographique. Images du quotidien


William Eggleston/Untitled, c. 1975
William Eggleston/Untitled, c. 1975
 
« Lorsque les gens me demandent ce que je fais, raconte Eggleston, je leur réponds que je prends des photos de la vie d’aujourd’hui. » De nombreux clichés de la série Paris témoignent de son intérêt pour le quotidien, comme lorsqu’il saisit deux enfants jouant dans un café, des motos arrêtées au feu rouge, des reflets dans les vitres d’une voiture, des graffitis sur les murs ou bien des passants anonymes. Eggleston a souvent exprimé son aspiration à une photographie « démocratique ». Pour lui, tout peut être photographié et tous les éléments d’une image doivent être de même importance et susciter le même intérêt. Dans une ville connue pour ses monuments légendaires, son oeil est constamment attiré par des sujets qui passent généralement inaperçus : les fleurs en plastique d’une vitrine, les détails inhabituels d’une sculpture, un sac-poubelle transparent rempli de déchets. Il voit une beauté étrange dans le kitsch comme dans les objets abandonnés ou hors d’usage de la vie urbaine.

William Eggleston/Dust Bells V1
William Eggleston/Dust Bells V1
 
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