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Aldo Cibic : L'anti-Archistar…
Aldo Cibic
L'anti-Archistar…
G.T., le 22 septembre 2008
Aldo Cibic a fondé l'agence Cibic & Partners en 1989 en travaillant, aussi bien en Italie qu'à l'étranger, dans le secteur du design d'intérieur et du dessin industriel. Il enseigne à la Domus Academy, à l'école polytechnique de Milan et à la Faculté de Design de l'IUAV de Venise. Il est par ailleurs professeur honoraire à la Tongji University de Shanghai.

Aldo Cibic
Aldo Cibic
 
Quelques heures avec Aldo Cibic

G.T. : Je voudrais commencer par une question sur les limites du projet, de l'architecture, aussi bien typologiques que relatives à la valeur, à savoir les demandes et les réponses que le projet contemporain arrive à donner... en quelques mots bien sûr.



Aldo Cibic : J'ai toujours agi personnellement, tu sais, en faisant ce que je désirais. J'ai toujours essayé de faire coïncider disons le " client " avec mes propres rêves et mes propres désirs, c'est-à-dire que je me base toujours sur l'observation de la réalité, pas nécessairement en lisant les journaux mais en tâchant en tant qu'architecte, designer et urbaniste d'être le lecteur d'une réalité, d'avoir le rôle de métaboliser ces processus, en essayant de les traduire en projets. Je veux dire par là que je préfère comprendre le monde contemporain, l'époque que nous sommes en train de vivre, me faire une idée mais aussi comprendre le futur. Il n'y a pas une inflation de pensée à l'heure actuelle, nous ne sommes pas submergés par la vision de ce que sera l'avenir. Pour en revenir à notre sujet, je pense que nous sommes dans une situation très fluide et il est intéressant de comprendre vers quel monde nous allons, ce qui amène à comprendre ce qu'il y a de différent par rapport aux catégories fixes de projets, comme tu le disais tout à l'heure.


Aldo Cibic & Partners
Aldo Cibic & Partners
 
G.T. :  À propos du rôle de l'Archistar, il est vrai que l'architecte doit comprendre ce qui se passe, photographier le contemporain, chercher des réponses si possible projetées vers le futur. Nous avons encore assisté à des positions très fixes sur le rôle de l'Archistar, comme protagoniste presque héroïque, lors de l'UIA récent de Turin. Crois-tu que l'architecte ait ce rôle ou penches-tu davantage pour le partage des responsabilités ?



A.C. : En ce qui me concerne, je ne crois absolument pas au rôle d'archistar. Je voyage beaucoup, je vois plein de choses et ne suis pas du tout une star de l'architecture. Je crois que l'approche correcte ne soit pas de vouloir comprendre comment vont les choses mais d'avoir une stratégie " politique " ou administrative en amont. Une véritable stratégie pluraliste et partagée. Notre travail pour Microrealities a été un projet sur les lieux et les personnes, c'est-à-dire sur les actions des personnes qui créent les lieux. Cela veut dire qu'il faut que quelqu'un explique/ indique ce qui doit se passer dans ces lieux que l'on projette à l'architecte en lui confiant le travail. Il faut prévoir quelles sont les retombées positives sur la collectivité. Encore mieux, quelles sont les choses qui peuvent améliorer notre vie ? Tu tâches de les voir, de les comprendre, de les analyser, tu construis une histoire, une stratégie et tu décides les démarches à faire pour que cela puisse être réalisé de façon organique et harmonieuse. C'est ici que le concept d'Archistar perd son sens car le signe d'un objet devient dans ce cas plus important que les conditions qui l'ont engendré.



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