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César Baldaccini
Anthologie par Jean Nouvel
Linda Chenit, le 19 mai 2008
César Baldaccini_Naxos 594, 1998_Fondation Cartier pour l'art contemporain_Stéphanie Buzutil_Aurelio Amendola
César Baldaccini_Naxos 594, 1998_Fondation Cartier pour l'art contemporain_Stéphanie Buzutil_Aurelio Amendola
 
Jean Nouvel rencontre César

À travers les Compressions, les Empreintes humaines et les Expansions, César remet en question les canons de la sculpture traditionnelle. L’emploi de la presse hydraulique, du polyuréthane expansé et de l’empreinte lui permet de s’approprier le réel de manière directe, en réduisant son intervention manuelle. Sculpteur de formation classique, César partage avec Jean Nouvel, lors de vacances passées ensemble, ses interrogations sur la nature de l’oeuvre d’art : « Une oeuvre qui ne met pas en valeur un savoir- faire relève-t-elle encore de l’art ? » Catherine Millet explique que « César, aussi classique soit-il dans l’esprit […], aussi attaché soit-il au “métier” se trouve pris dans une problématique qui fait que la sculpture n’est plus seulement l’art des belles proportions à bâtir et des beaux matériaux à caresser [mais] qu’elle peut être une idée ». Pour Jean Nouvel, qui a dématérialisé et conceptualisé l’architecture, il est essentiel de privilégier cet aspect conceptuel de l’oeuvre de César en mettant en exergue différentes familles d’oeuvres à l’aide d’une scénographie typologique et non chronologique.


César Baldaccini_Compression Elattine
César Baldaccini_Compression Elattine
 
César réalise dès la fin des années 40 des sculptures en fil de fer ou en fer soudé, représentant des animaux et des créatures hybrides. Au début des années 50, il utilise la soudure à l’arc et assemble dans une improvisation intuitive les déchets ferreux les plus divers – boulons, plaquettes, tiges et tôles récupérés dans une usine à Villetaneuse – s’abandonnant ainsi à la logique du matériau. Telles des créatures vivantes, sept oeuvres de ce bestiaire viennent surprendre le visiteur dès l’entrée de l’exposition. Tantôt délicates, tantôt anguleuses, ces sculptures illustrent la virtuosité technique de César et son attachement au caractère artisanal du métier de sculpteur.


César Baldaccini_Le Centaure, 1985
César Baldaccini_Le Centaure, 1985
 
Pour l’exposition de groupe La Main, de Rodin à Picasso organisée en 1965 par Claude Bernard, César envisageait de présenter l’empreinte d’une main réalisée dans un matériau synthétique, mais cette démarche allait à l’encontre de sa formation classique de sculpteur. « Il fallait que j’ajoute quelque chose à l’empreinte pour lui faire passer le gué qui sépare l’action mécanique de l’activité artistique. » César découvre alors dans l’atelier d’un sculpteur un pantographe qui lui donne l’idée d’agrandir une partie du corps humain. Il décide d’utiliser son propre pouce comme modèle et de l’agrandir, rompant ainsi avec les notions traditionnelles d’échelle. Ce premier pouce, réalisé en plastique rose translucide et agrandi à 40 cm, est le point de départ de toute une série d’Empreintes humaines : main, poing, sein. Mesurant de 4 cm à 6 m, les empreintes présentées sont réalisées dans des matériaux inhabituels comme le polyester, la fonte de fer ou le cristal, ou plus traditionnels comme le marbre ou le bronze.


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