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Tomorrow Now
Quand le design rencontre la science-fiction
Alexandra Midal + Björn Dahlström, le 24 décembre 2007
Norman Bel Geddes_Flying Car, 1945
Norman Bel Geddes_Flying Car, 1945
 
Les capsules : l’atome

La capsule en tant qu’entité habitable de forme arrondie et autonome appartient à l’histoire des formes. Mais dans les années 1950, ces formes sont choisies pour vanter l’énergie de l’atome, à la fois bénéfique en tant que « forme vitale » et énergétique, mais également mortelle. Le designer Joe Colombo (1914 1978, Italie), alors membre du Movimento d’Arte Nucleare élabore dans ses dessins un monde qui se régénère à partir de lui-même sans recourir à une source extérieure. Cette direction prend un sens nouveau avec la Città Futuribile (Ville du Futur), un dessin réalisé au cours de ses études d’architecture au Politecnico de Milan et sur lequel est inscrit au crayon « Sfera = Forma Perfetta » (la sphère est l’équivalent d’une forme parfaite). Colombo y dessine un soleil dardant ses rayons en direction d’une ville et insiste sur la révolution complète de la sphère en ajoutant des flèches dans le sens de rotation du soleil. Le mouvement du soleil, générateur de vie, et la rotation de la terre soulignent l’importance accordée au mouvement. Avec ce projet sur papier, Colombo entend signifier l’importance d’adopter une représentation dynamique, seule à être en rapport avec les énergies vitales et autonomes de la vie. L’idée maîtresse de la conception esthétique de Colombo tient plus à la rotation de la sphère, qu’à la sphère elle-même, considérée comme support du mouvement. À l’instar de la révolution de la terre autour du soleil, la rotation entre en résonance avec cette forme parfaite, cette Città nucleare, qui rappelle le mouvement de l’univers et s’oppose à l’esthétique orthogonale des modernes.


Joe Colombo_Città Nucleare, 1952
Joe Colombo_Città Nucleare, 1952
 
Contrepoint aux voyages interstellaires et à la conquête spatiale à la fin des années 60, le voyage intérieur relève de « l’Existenzmaximum», terme explicité par le designer Alessandro Mendini (*1931 , Italie), puis revisité par Paola Antonelli, conservatrice du département Design au MoMA. « L’Existenzmaximum» définit un espace immaterial permettant, à partir d’un dispositif simple, de laisser les sens et l’esprit vagabonder. L’espace de la domesticité n’est plus physique mais devient mental. Reposant sur une mise en pratique individuelle et anti-technologique, les objets qui y font référence dans l’exposition « Tomorrow Now», sont les supports d’un imaginaire qui se supplée au réel, en l’occurrence à l’environnement et aux objets. Le Mindexpander (démultiplicateur d’esprit) de Haus-Rucker-Co (collectif autrichien, 1867 1983) favorise la perception individuelle du monde intérieur. Surmonté d’un casque, ce fauteuil de plastique accueille deux personnes qui s’imbriquent l’une sur l’autre pour partager leurs pensées et démultiplier leur champ de conscience.


Haus-Rucker-Co_Mindexpander II, 1967_Zamp Kelp_Berlin
Haus-Rucker-Co_Mindexpander II, 1967_Zamp Kelp_Berlin
 
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