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PENSÉE DE LA SEMAINE : La fragilité du design
GranitiFiandre interprète la céramique du point de vue de la durabilité environnementale et de l'esthétique qui en dérive, en associant ainsi dans un seul revêtement la résistance du matériau et l'aspect du bois, très recherché de nos jours parce que naturel, renouvelable et recyclable. Avec les dalles de grès Natura Maximum de 240x24 cm, l'entreprise a par ailleurs ouvert de nouvelles voies dans la conception même du revêtement, en transformant la céramique de module décoratif traditionnel en surface architecturale.

Projeter, c'est donc imaginer ce que les choses peuvent être avant d'exister, aller au-delà du caractère rituel et, comme le soutient Gillo Dorfles dans l'introduction de “Il feticcio quotidiano” (“Le fétiche quotidien”), se libérer de la gestualité compulsive qui distingue ces années pour se réapproprier du rapport avec les objets.

Le choix conscient d'un objet, après en avoir approfondi le sens, la mécanique et l'utilisation, en dehors des modes et du conformisme, le déplace au premier plan où l'homme agit avec attention et en toute autonomie. C'était le thème de l'exposition “Untouchables”, au Fuorisalone de Milan, où le collectif de designers Dutch Invertuals a exposé des objets “vulnérables”, du point de vue de l'usage, du processus de production et de la forme, qui revendiquaient le droit d'être utilisés avec conscience : Mieke Meijer a projeté une lampe qui s'allume en faisant coulisser l'élément avec la source LED sur celui de support pour trouver à chaque fois le point d'équilibre, à la recherche duquel notre attention est tournée vers la lampe et sur la gestualité méditée, en engendrant une affection naturelle envers l'objet.

Quand cela ne se produit pas et que la désaffection compulsive au contraire domine, l'effet tragique sur la planète est celui de l'envahir d'objets de rebut, justement comme c’est arrivé au Museum für Gestaltung de Zurich où, dans le cadre de l'exposition " Out to Sea ? " son hall a été envahi d'une quantité de déchets en plastique équivalente à celle qui est déversée en mer toutes les 15 secondes. Un message de douleur semblable à celui que racontent les objets quotidiens de Doris Salcedo, des meubles suffoqués par le ciment ou des tables empilées les unes sur les autres, où c'est la nature en bourgeonnant entre les planches de bois qui l'emporte pour finir.
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